Décès de Cherif Kheddam, le dernier grand maître de la chanson kabyle

lun, 2012-01-23 16:46 -- stéphane arrami

Nous avons appris avec une grande tristesse le décès du compositeur et poète kabyle Cherif KHEDDAM, ce lundi 23 janvier 2012.

Cherif KHEDDAM s'est éteint à l'âge de 85 ans à Paris des suites d'une longue maladie.

La rédaction de Kabyle.com présente ses sincères condoléances à la famille du dernier grand maître de la chanson kabyle.

Biographie

L’auteur, compositeur et interprète est né le 1er janvier 1927 à Ath Bou Messaoud, un village situé à Ferhounène dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

Son père l’envoie d’abord à l’école française qui se trouve à 17 km de son village puis chez Cheikh Oubelkacem de la zaouïa de Boudjelil à Tazmalt dans la wilaya de Béjaia où il suit son cours coranique jusqu’en 1942.

Il regagne Alger pour y travailler comme journalier à l’âge de 12 ans pendant trois ans puis part en France en 1947 et s’installe à Saint-Denis puis à Epinay.

Il travaille dans une fonderie puis dans une entreprise de peinture de 1947 à 1961 en prenant en parallèle des cours de solfège. Il apprend les bases de la musique orientale avec Mohamed Jamoussi et développe sa technique musicale grâce aux cours du professeur Fernand Lamy.

Il commence à jouer au sein d’une troupe de musiciens dans des cafés dès 1954 en tant que chanteur.

Il enregistre sa première chanson « A Yellis N’tmurtiw » qu’il compose en 1955 qui connait un certain succès grâce la diffusion du disque par la Radio-Télévision Française (RTF) et signe un contrat avec la maison Pathé-Marconi EMI en 1956. Chérif Kheddam enregistre durant l’année 1958 ses plus belles chansons comme Nadia, Djurdjura et Khir Ajellav n’Tmurtiw.

Il chante la femme kabyle, l’exil, les montagnes de Djurdjura, l’indépendance et l’amour dans une poésie subtile et sensible tout en affirmant que pour lui la musique reste plus importante que les paroles.

Il compose « Alemri », un bijou musical et poétique qui devient l’une de ses célèbres œuvres éternelles. Il rentre en Algérie en 1963 et rejoint la radio Chaîne II où il anime plusieurs émissions notamment Ighennayen Uzekka dans laquelle il déniche les nouveaux talents de la chanson kabyle en les conseillant et encourageant dans le choix de leur voix artistique comme Lounis Aït Menguelet, Idir, Ferhat Mehenni (Imazighen Imula) et le groupe Yougourten.

Il est derrière la création de la chorale du lycée Fatma-N’soumer et la célèbre chanteuse kabyle Malika Domrane fait partie de l’une des chorales lycéennes qui ont reprit cette idée.

Chérif Kheddam prend sa retraite administrative en 1988 et s’installe dans la ville de Rouiba.

En 1995, Chérif Kheddam revient en France.

En 2010 il fête ses 50 ans de carrière et sort deux CD et un DVD se produit en concert à la Coupole et au Zénith.

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Commentaires

Soumis par sinistri (non vérifié) le

toutes mes condoléances a sa famille cest quelqun qui a beaucoup apporté a la chanson kabyle,mais par respect au autres chanteurs toujours vivant je dirais que ce n'est pas le dernier grand maître je trouve le titre blessant envesr ceux qui restent....seg ul

Soumis par afnai (non vérifié) le

il fut notre grand maitre a tous . le seul a ce niveau de creation universelle . c est un grand pan de notre culture ....puisse t il rester dans nos memoires cmme un geant dont la modestie n avait d equivalent que le genie .

Soumis par chilmun (non vérifié) le

Pars rejoindre la crème des kabyles maestro ....et dire leur la vérité sur la situation chaotique de la Kabylie et que son espoir repose sur une poignée de vaillants combattants...

Une pensée pour ce chantre de la Kabylie à l'image de ses élèves et particulièrement Nouara que MATOUB.surnomma la DIVA.

C'est fou comme les meilleurs partent vite alors que les pourris continuent à faire subir leur dictat à des gens honorables..

Point de justice!!

condoléances à sa famille.

Soumis par salem (non vérifié) le

Avec son depart , l'Algerie a perdu un grand artiste.Sa sincerité et son serieux sont inegalbles.Mes condoleances à sa familles et à tous ceux qui l'ont connu.

Soumis par rabah (non vérifié) le

les arabophones ainsi que les personnes qui parlent d'autres langues aiment la musique kabyle quand elle est bien faite
les chanteurs bérberophones sont -ils une exclusivité de la kabylie?

Soumis par ouchene (non vérifié) le

réponse à l'anonyme: depuis que la kabylie enfante des artistes de la trempe de cherif khedam,ait menguelat,idir,matoub,nouara,djamila,takfarinas,les abranis et la liste est très longue

Soumis par REMAM SAID (non vérifié) le

c'est avec un très grand regret que jai appris la triste nouvelle de la mort de notre grand célèbre auteur et interprète monsieur CHERIF KHADEM qui va laisser un grand vide culturel .je présente mes condoléance a sa plus proche famille et a tout les fans qui l'on connue et aimé .il restera toujours vivant dans nos mémoires et le patrimoine culturel Algerobèrbère.

Soumis par amazigh_400 (non vérifié) le

Toutes mes condoléances pour la disparition d'un grand artiste qui avait osé faire disparaitre son grand frère ( slimane azem en l'occurence ) du répertoire de la chaine 2 lorsqu'il était aux commandes dans les années 1960........toutes mes condoléances devant la disparition d'un musicien kabyle, grand créateur de l'orientalisme qui avait toujours évité voire critiqué l'action de l'académie berbère..... llah yarham chouhadda !!

Soumis par sekura (non vérifié) le

cependant, je le regrette en tant qu'etre humain et artiste, mais pas en tant que kabyle, car c'est vrai, il n'a jamais chnate en france au profit de l'academie berbere mais au profit de l';amicale des algeriens en france ( anexe de l'ambassade d;ane-gerie),!!!! il faut lire les livres de Bessaoud Mohand Arav, qui en dit long sur ce sujet!

Soumis par ma amzigh (non vérifié) le

adieu l'artiste, la kabylie ne t'oubliera jamais.

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

aujourdhui la kabylie pleure son enfant prodige cette kabylie que si cherif ou da cherif n'a jamais oublié il a porté le nom de la kabylie au sommet et au dela des mers .il fait son devoir maintenant c'est a nous de continué le meilleurs hommage que les artistes kabyles pas d'autre c'est de penssé a la creation d'une grande ecole en kabylie qui portera son nom comme il a porté la kabylie dans son coeur.repose en paix la kabylie et les kabyles ne t'oublieront jaimais askimadh ilavda adieu agma cherif khedam

Soumis par Awerwari le

Les génies de la trempe de Si Muhend, Igerbouchen,  Alawa Zerrouki, Hesnawi, Azem, Matoub, etc...ne meurent jamais; ils sont entrés par la grande porte dans le Panthéon et la mémoire collective  Kabyle. Mes condoléances les plus attristées à ses proches, à la grande famille Kabyle, et tous ses admirateurs et mélomanes.

Iflisen Umellil

Soumis par FaridBouira (non vérifié) le

Mes condoléances à toute la famille de Dda Chrif Kheddam et à tous les artistes ainsi que tous les Kabyles et les algériens! rebbi irehmou, Repose en paix Dda Chrif, NOUS VOUS OUBLIERONS JAMAIS! Tes chansons et tes oeuvres resteront à l'éternel!

Soumis par Arezki Taleb (non vérifié) le

C'est avec beaucoup de tristesse que je viens d'apprendre le décès de Da Cherif Kheddam.

Que dire sinon bon courage à toute sa famille et amis.

Par delà le chagrin je ne peux retenir que les moments très forts qu'il nous a laissé, son sourire, sa gaieté, son humour, sa grandeur d'âme,sa rigueur dans l'ouvrage et surtout sa générosité.

Toutes mes condoléances à toute sa famille et amis.
Que dieu aie son âme.

Reposes en paix Da Cherif Kheddam.

Arezki Taleb.

Soumis par Boualem m (non vérifié) le

A chaque fois qu'un grand part, c'est une partie de nous-même qui part avec. C'est un pilier de notre vie qui s'écroule. Mes sinceres condoléances à toute sa famille et à tous les gens attristés par sa disparition.

Soumis par hakim frahi montreal (non vérifié) le

c'est la kabylie qui perd un grand artiste , mes sympathie et mes sincères condoléances à la famille.

Soumis par Awerwari le

Alors qu'on attendait le film produit par Rachid Bouchareb Omar m'a tuer entrer dans la short-list des Oscars 2012, c'est finalement le film Monsieur Lazhar du Canadien Philippe Falardeau, dans le lequel Mohamed Fellag interprète son plus important rôle au cinéma, qui concourt pour le Prix du meilleur film étranger, sous la bannière canadienne. 

Iflisen Umellil

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